Observatoire astronomique - 2, place Le Verrier
Explorez Marseille

Art, Culture, Science, focus sur 5 lieux hors du commun à Marseille

Il n’y a pas qu’au musée ou en festival que l’Art, la Culture et la Science s’invitent à la rencontre du grand public. Au détour d’une ruelle étroite au charme rustique ou d’une rue d’apparence commune, en bordure d’un axe majeur, découvrez ces 5 lieux hors du commun, parfois insoupçonnés, riches en découvertes et expériences, qui méritent qu’on s’y attarde. Ces lieux peuvent se visiter, soit, tout au long de l’année, soit, lors d’événements spécifiques (expositions, festivals, journées portes ouvertes, Journées Européennes du Patrimoine…).

À noter qu’en complément des transports urbains cités ci-dessous, il est possible, depuis Janvier 2019, de se déplacer en trottinette électrique dans le centre de Marseille. Pour plus d’informations : applis Lime – Déplacez Vous Sans Limite (environ 10€ / heure tout compris) et Flash – Connecting the Dots sur App Store et Google Play)


1- L’Académie des Sciences, Lettres et Arts
(1er arr.)

Académie des Sciences, des Lettres et des Arts de Marseille - 40, rue Adolphe Thiers

« Aux premiers rayons [du soleil], je renais. » (1)
À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine 2018, l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille ouvre, pour la première fois, ses locaux rénovés au public. Les académiciens eux-mêmes reçoivent et présentent leurs collections et ressources à travers une bibliothèque exceptionnelle, composée de livres rares et anciens, la salle des séances ainsi que la chambre et le bureau attenant où naquit Adolphe Thiers, 1er président de la troisième République française.

La société savante, initialement nommée l’Académie des Belles Lettres, est fondée en 1726 par Louis XV, avec une disponibilité de 20 sièges accordés aux têtes savantes et littéraires notoires domiciliées à Marseille. 40 ans plus tard, elle se transforme en Académie des Belles Lettres, Sciences et Arts, avec, désormais, un nombre de 30 sièges, répartis à parts égales entre les Lettres et les Sciences et Arts (entendre ici arts mécaniques (2), une Académie de Peinture et Sculpture ainsi qu’une Académie de Musique ayant vu le jour, en parallèle). Supprimée temporairement pendant la Révolution française, elle renaît, à la toute fin du XVIIIème siècle, sous le libellé Lycée des Sciences et des Arts puis Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts. Le nombre des académiciens est porté à 40 avec une répartition de 18 sièges pour les Sciences, 12 pour les Lettres et 10 pour les Beaux-Arts. Depuis 1901, l’Académie siège au sein de la maison natale d’Adolphe Thiers. Toujours majoritairement masculine, la structure accueille sa première académicienne en 1975. Au total, depuis sa fondation, se sont 571 membres résidents aux fonctions très diverses (médecins, négociants, religieux, maires, universitaires, écrivains, militaires, avocats, artistes…) qui s’y succèdent.

Aujourd’hui, l’Académie, dont la mission est de défendre la langue française et de participer au rayonnement de l’image de Marseille et de la Provence, souhaite davantage s’ouvrir aux marseillais, qu’il s’agisse d’un public jeunesse, étudiant ou composé de particuliers.

Champs d’actions : sauvegarde du patrimoine, partage et transfert des connaissances et expériences, adaptation raisonnée au progrès
Programmation : chroniques, communiqués, conférences, événements culturels, remises de prix scientifiques, littéraires et artistiques
En savoir plus : www.academie-sla-marseille.fr

(1) Devise de l’Académie qui choisit le phénix comme emblème, celui-ci étant, dans l’antiquité, un oiseau connu pour renaître de ses cendres, telle la société savante.
(2) Durant l’Antiquité et au Moyen Âge, seuls sont dignes de constituer les arts le langage et les productions de l’esprit. Les arts libéraux, activités intellectuelles, s’opposent ainsi aux arts mécaniques, où interviennent la main et le matériau. (www.larousse.fr)

Photos : Marseille Hello, www.academie-sla-marseille.fr

Coordonnées :
40, rue Adolphe Thiers – 13001 Marseille
09 51 47 83 89

Accessibilité :
Bus : lignes 33, 34 et 49 – arrêt Réformés Canebière
Métro : ligne M1 – arrêt Réformés Canebière
Tramway : ligne T2 – arrêt Réformés Canebière
Vélo : stations 1287 et 1230

Infos pratiques :
La consultation sur place, des œuvres de la bibliothèque, se fait sur rendez-vous : acm.biblio@hotmail.fr  ou  09 51 47 83 89


2- La bibliothèque municipale du Panier
(2ème arr.)

Bibliothèque municipale du Panier - Place du Refuge

Du redressement des mœurs à l’espace culturel
Au cœur du plus ancien quartier de la cité phocéenne, existe un lieu dont beaucoup de marseillais ignorent l’existence. Il s’agit de la bibliothèque municipale du Panier, qui ouvre ses portes en 2001, au cœur de l’ancien couvent du Refuge. Les voûtes de briques font la part belle au public jeunesse avec 6000 livres, une quinzaine de magazines et un espace conte, et ne néglige pas pour autant, l’espace adultes et le multimédia. 5000 livres, 15 revues et journaux pour le premier, 3 800 CD, 250 DVD, des VHS et CD-Rom pour le second. Comme tout lieu de rencontres et d’échanges de proximité, cette structure indispensable participe activement à la vie de quartier et mérite d’être pleinement soutenue pour accomplir efficacement ses missions au niveau local.

Initialement baptisé Monastère des repenties ou Sainte-Marie-Madeleine en 1630, devenu par la suite, Refuge en 1647, l’établissement héberge des femmes dites de « mauvaise vie » ou de « petite vertue », souhaitant renouer avec « le droit chemin ». Elles y entrent alors par la rue du Déshonneur – aujourd’hui renommée rue des Honneurs – pour en sortir, après une période de « rééducation », par la rue des Repenties. En 1652, le couvent devient l’Hôpital Saint-Joseph, surnommé populairement la galère des femmes en raison de l’extrême sévérité appliquée. Faisant à la fois office d’hôpital et de prison-asile, femmes adultères, vivant maritalement, ou évincées par la famille pour divers motifs, y côtoient pêle-mêle criminelles, délinquantes et prostituées ou prétendues. À la fin du XVIIème siècle, le Refuge devient voisin de l’Entrepôt, local dans lequel on entrepose gratuitement les femmes enceintes jusqu’à leur accouchement. L’ensemble devient alors un véritable îlot de la répression et du redressement des mœurs dont on ne s’échappe plus, malgré la détermination et l’imagination des condamnées. Il faut attendre la Révolution française pour voir fermer les différents établissements qui le composent.

Champs d’actions : animations auprès des publics jeunesse et scolaire, accompagnement scolaire, lutte contre l’illettrisme
Programmation : ateliers d’écriture, calligraphie, poésie, lecture, spectacles de contes, expositions, rencontres… en partenariat avec les associations locales
En savoir plus : www.bmvr.marseille.fr

Photos : Marseille Hello

Coordonnées :
Place du Refuge – 13002 Marseille
04 91 91 20 50
bibliotheques.marseille.fr

Accessibilité :
Bus : ligne 49 – arrêt La Major et ligne 55 – arrêts Sadi Carnot et République Dames
Métro : Ligne M1 – arrêt Vieux-Port et ligne M2 – arrêt Joliette
Tramway : lignes T2 et T3 – arrêts Sadi Carnot et République Dames
Vélo : stations 2184 et 2304

Infos pratiques :
le mardi et le jeudi, de 13h00 à 18h00
le mercredi, le vendredi et le samedi, de 10h00 à 13h00 et de 14h à 18h00


3- Le couvent de la rue Levat
(3ème arr.)

Couvent de la rue Levat, Juxtapoz - 52, rue Levat

Pépinière-cité d’artistes temporaire
Dans le cadre du projet d’urbanisme Quartiers libres, l’occupation et l’entretien de l’ancien couvent de la rue Levat, où résidaient depuis 150 ans, en économie fermée, les sœurs des Victimes du Sacré-Cœur de Jésus, sont accordés, pour 3 ans, à l’association Juxtapoz depuis Janvier 2017. L’imposante bâtisse du XIXème siècle et son jardin de 2 hectares – classé espace boisé – au sein du quartier de la Belle de Mai, laissent dès lors place à un lieu d’expérimentation, de création, de production et de diffusion artistiques.

L’objectif de l’association, dédiée à la promotion des cultures urbaines, est de soutenir la création à Marseille en répondant, entre autres, à la pénurie d’ateliers d’artistes via la mise à disposition d’espaces de travail à prix modéré. Ainsi, le bâtiment de 1000 m² héberge 41 ateliers d’artistes, artisans, indépendants et structures culturelles. Et ce sont 90 résidents, essentiellement représentants des arts visuels (muralistes, peintres, plasticiens, mapping…) et métiers d’arts, qui s’y expriment de façon permanente. L’association entend être financièrement autonome, écologiquement responsable et favoriser les relations entre les résidents du couvent. Sans oublier, la mutualisation des réseaux, savoirs et moyens qu’elle regroupe. Enfin, elle propose des ateliers et stages de photographie argentique, peinture, gravure et poterie, accessibles à tous, simples amateurs comme initiés.

Champs d’actions : créer et faire vivre l’art contemporain urbain
Programmation : cinéma de plein air, concerts, événements de quartier, expositions, fresques, festivals, pièces de théâtre, pique-niques dans le verger…
En savoir plus : www.atelier-juxtapoz.fr

Photos : Marseille Hello, www.atelier-oculus.com

Coordonnées :
52, rue Levat – 13003 Marseille
04 96 21 29 28
asso.juxtapoz@gmail.com

Accessibilité :
Bus : lignes 49 et 52 – arrêt Bernard Clovis Hugues
Métro : lignes M1 et M2 – arrêt Gare Saint-Charles
Tramway : ligne T2 – arrêt Longchamp
Vélo : stations 3320 et 3321

Infos pratiques :
L’accès au jardin est gratuit et ouvert du lundi au vendredi, de 9h00 à 17h00, et chaque dernier dimanche du mois, de 12h00 à 17h00.


4- L’Observatoire astronomique et le Planétarium
(4ème arr.)

Observatoire astronomique - 2, place Le Verrier

Projection virtuelle du ciel étoilé à 360 °
Créé en 1702 par les Jésuites, l’Observatoire de Marseille, situé initialement dans le quartier du Panier, est transféré aux abords du Parc Longchamp, en 1860, afin de pouvoir accueillir de nouveaux instruments dont le grand télescope de Foucault, classé aux monuments historiques depuis 1864. C’est l’architecte Henri-Jacques Espérandieu (le Palais Longchamp, Notre-Dame de la Garde, la Major…) qui est chargé d’en dresser les plans. L’Observatoire change, à de multiples reprises, de structures gérantes ; Ministère de la Marine, Académie de Marseille, Bureau des Longitudes, et différents ministères chargés de l’éducation. Il est finalement rattaché à l’Université d’Aix-Marseille, en 1899. Au milieu du XXème siècle, les astronomes marseillais favorisent des technologies plus modernes et des sites éloignés des agglomérations, comme l’Observatoire de Haute-Provence, à Saint-Michel-l’Observatoire. Dès lors, l’Observatoire à Longchamp n’est plus destiné aux observations professionnelles. La recherche en astronomie, à Marseille, ne faiblit pas pour autant et migre, en 2008, vers la Technopôle de Château-Gombert.

Le site englobe : un planétarium, une salle pour les expositions temporaires, une salle pour l’exposition permanente présentant le grand télescope de Foucault, pièce maîtresse du patrimoine instrumental de l’Observatoire et la coupole de la lunette astronomique, de 1872, pour l’observation de la Lune et des planètes par les astronomes amateurs. Depuis 1976, l’association ANDROMEDE (Association Nouvelle pour la Diffusion des Recherches de l’Observatoire de Marseille Et le Développement des Expositions), ayant pour objectif la promotion de l’astronomie dans les milieux scolaires et auprès du grand public, y propose de nombreuses activités.

Champs d’actions : initiation à l’astronomie, observation du ciel
Programmation : conférences, visites du Planétarium, participation aux grandes manifestations nationales (Fête de la science, Journées Européennes du Patrimoine, Nuit des étoiles, Nuit des musées…), événements ponctuels tels que les éclipses de Lune et de Soleil, expositions à thème, expositions itinérantes…
En savoir plus :  andromede.id.st

Photos : andromede.id.st

Coordonnées :
2, place Le Verrier – 13004 Marseille
04 13 55 21 55
andromede.13@live.fr

Accessibilité :
Bus : ligne 49 – arrêt Place Leverrier
Métro : ligne M1 – arrêt Cinq Avenues Longchamp 
Tramway : ligne T2 – arrêt Longchamp
Vélo : station 4342

Infos pratiques :
1- Visite libre : sans réservation, de 14h00 à 17h30, tous les mercredis, et du lundi au samedi, en période de vacances scolaires. 8€ / adulte  –  6€ / enfant avec séance de Planétarium. Exposition temporaire gratuite.

2- Visite de groupe d’adultes : sur réservation, le mercredi, et le matin, du lundi au vendredi, en période de vacances scolaires. Le circuit inclus une séance de Planétarium et la visite du grand télescope de Foucault . 6€ / personne, gratuit pour les accompagnateurs. Durée : 1h30.


5- Le marégraphe
(7ème arr.)

Le marégraphe - 174, Corniche Président John Fitzgerald Kennedy

Altitude 0
Installé sur la Corniche Kennedy, et classé aux monuments historiques depuis 2002, le marégraphe a pour fonction de mesurer le niveau de la mer. Il permet une meilleure compréhension des processus à l’origine des variations du niveau moyen de la mer, ainsi que l’influence de la marée sur les écosystèmes littoraux. Le terme marégraphe est double : il désigne à la fois un instrument d’enregistrement et l’observatoire qui l’abrite.

À Marseille, un premier marégraphe voit le jour dans le port de la Joliette, en 1849, grâce à l’ingénieur Rémi Chazallon. En 1884, la Commission du nivellement général de la France opte pour la construction, sur la Corniche, d’un observatoire permanent dénommé Marégraphe de Marseille. Son objectif est de fixer le niveau zéro (l’altitude origine à partir de laquelle sont calculées toutes les altitudes) pour la France continentale. Les mesures y démarrent dès 1885. 12 ans d’observation des variations du niveau de la mer y sont nécessaires pour fixer l’altitude 0, matérialisée par un point physique appelé repère fondamental. Au XIXème siècle, les marégraphes sont des marégraphes mécaniques à flotteur. Ce flotteur suit les variations de l’eau dans un puits en contact avec la mer. Celui de la cité Phocéenne en est une représentation unique au monde, désormais secondée par un appareil numérique. Aujourd’hui, le marégraphe de Marseille, propriété de l’Institut Géographique National, n’est pas seulement un lieu historique, c’est aussi une station de surveillance de haute qualité, équipée d’appareils modernes qui en font un observatoire essentiel des programmes actuels d’observation.

Champs d’actions : hydrographie (prédiction de marée, cartes marines, sécurité de la navigation…), applications environnementales (plans de prévention des risques naturels prévisibles, systèmes d’alertes aux ondes de tempêtes et aux tsunamis, validation des modèles climatiques…)
Programmation : visites guidées
En savoir plus : geodesie.ign.fr

Photos : Marseille Hello, www.ign.fr , commons.wikimedia.org

Coordonnées :
174, Corniche Président John Fitzgerald Kennedy – 13007 Marseille
alain.coulomb@ign.fr

Accessibilité :
Bus : lignes 83 et 583 – arrêt Parc Valmer
Vélo : station 7138

Infos pratiques :
Le marégraphe est fermé au public mais l’Office du Tourisme de Marseille organise ponctuellement des visites guidées. Pour tout renseignement : Office du Tourisme de Marseille, 11, la Canebière – 13001 Marseille, 0 826 50 05 00.

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